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Pourquoi l’agriculture biologique ?
C’est un choix évident et sans détour, le seul garant d’un produit sans résidus de pesticides ni ogm, et synonyme de santé pour le consommateur que nous sommes aussi. Le cahier des charges de l’AB est extrêmement strict, et le contrôle obligatoire par un organisme certificateur, ULASE pour notre exploitation, est le seul moyen de garantir la qualité du produit à la hauteur du cahier des charges.
Nos chèvres mettent en valeur un territoire pauvre sur le plan agronomique parce que pentu, difficilement mécanisable, souvent boisé, couvert de ronces et de genêts. Mais c’est aussi là que réside le secret d’un bon fromage : alimentation sauvage, variée, riche en végétaux phytothérapeutiques (ex : tanins du châtaignier, silice du genêt) Il existe donc une vraie symbiose entre les chèvres et leur environnement.

 
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Au cœur d’un paysage pentu et boisé, à 600 m d’altitude se niche le hameau de la Milonière, style village corse, perdu entre Vaugneray et Yzeron, dans les coteaux du Lyonnais. Le paysage reste préservé bien que Lyon soit à proximité (30mn à 1h ...selon la circulation).
On dit même que François 1er, perdu, y séjourna en son temps, recueilli par un paysan…
Mais ce n’était pas nou, puisque on s’installera à cet endroit seulement en 1992, en reprenant l’exploitation familiale déjà orientée vers les chèvres et le fromage, bénéficiant ainsi d’une expérience d’élevage et de transformation traditionnelle.
Au fil du temps le troupeau s’étoffera pour passer de 40 à 90 chèvres, sur une surface de 25 ha dont seulement 5 sont labourables, le reste étant constitué de prairies naturelles et de parcours arbustifs en pente, adorés des chèvres mais interdits de tracteur…
Le travail des parcelles dans ces conditions reste donc peu mécanisé, économe en énergie fossile : à part la récolte de foin et une culture d’orge pour les chèvres, l’essentiel des tâches extérieures se fait manuellement avec une mention « musculation assurée » à l’entretien des clôtures.
20 ha de bois de feuillus complètent la surface disponible aux chèvres, gardées sur cet espace non clôturé.
Une bonne installation de traite apporte un repos relatif et permet une attention particulière aux animaux. Le travail de fromagerie demande une grande rigueur : oui aux normes officielles, sans dérives hygiénistes, observation et intuition pour développer des flores lactiques et d’affinage autochtones et stables, à l’origine de la saveur du fromage.
Notre qualité de vie passe aussi par un aménagement des conditions de travail : nous avons pu pérenniser un emploi en embauchant une jeune salariée sur 4 /5 de temps, ce qui nous permet de prendre quelques vacances. Un jeune apprenti en formation BTS agricole vient compléter l’équipe, ainsi nous partageons savoirs et bonne humeur !
Une modeste expérience d’accueil vient s’ajouter à notre activité : nous recevons quelques ½ journées par an des jeunes de sessad, organisme porteur de projets de réinsertion, en compagnie d’un animateur, sur un objectif pédagogique annuel.
Le travail concret sur une ferme semble donner à ces jeunes un enracinement bien utile à leur équilibre .Le partenariat agriculteurs/travailleurs sociaux est peut être à développer.

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